Jean-Pierre Coffe : « C’est de la merde »

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Décès de Jean Pierre Coffe c'est de la merde

Jean-Pierre Coffe, hommage à une grande gueule.

On apprend aujourd’hui le décès de Jean-Pierre Coffe, un personnage de la télé française, que tu ne connais peut-être pas (bien). Pourtant, il incarne des valeurs que j’aime bien : la bonne cuisine, les bons produits, l’indépendance, le franc-parler. Si tu ne le connais pas, je t’invite à regarder le petit zapping en vidéo.

Je sors de là dépité. J’ai la sensation d’être un boucher qui a du papier, mais pas de Viande à emballer.

Ses deux grands-mères lui ont fait découvrir la cuisine, chacun en concurrence avec l’autre pour faire mieux, une compétition culinaire qui lui aura formé le gout étant enfant. Il passe l’annonce suivante après son service militaire « Ne sais rien faire, mais plein de bonne volonté », ça lui vaudra un job comme représentant en papier à cigarette.

Culinairement, on peut noter deux restaurants : La Ciboulette à Paris et Le Modeste, dans la même ville. En 1979, il refusera de servir un hamburger au président Jimmy Carter, alors qu’il est responsable d’une réception. Déjà une grosse tête !

Dans ta télé, à l’époque du début de Canal+

Quand Canal+ ouvre, il occupe le poste de chroniqueur, c’est là aussi qu’il sortira son fameux « C’est de la merde » en balançant des saucisses industrielles au présentateur. Il a aussi participé aux Grosses Têtes sur RTL et rédigé de nombreux livres sur la cuisine et le jardinage.

France 24 écrit ceci :

Peu de médias ont échappé à ses coups de gueule poussés pendant une trentaine d’années aussi bien à la télévision (il a commencé sur Canal+ en 1984 et a passé près de 10 ans sur France 2 au côté de Michel Drucker) qu’à la radio (dont RTL et France Inter avec l’émission culinaire « Ça se bouffe pas, ça se mange! »).

Convaincu que l’on pouvait bien manger pour pas cher, Jean-Pierre Coffe appelait les consommateurs à « changer leurs habitudes alimentaires », à privilégier les produits de saison, à renouer avec le plaisir de cuisiner.

Non à la malbouffe !

Je suis aussi convaincue que lui qu’il est facile de bien manger et pour pas cher, près de chez soi, avec de bons produits, même de bons produits issus d’un supermarché, et éviter tant que possible des produits super industriels. Il se battait contre la saucisse industrielle, le fromage qui ne respire pas dans l’emballage plastique et criait à qui veut l’entendre que pour aimer la cuisine il faut goûter, découvrir, réfléchir et avoir envie de faire de belles choses.