Florence a voyagé en Amérique du Sud pour fêter la fin de ses études. En parfaite bilingue Espagnol / Français, elle a visité le Pérou et la Bolivie et elle nous raconte son voyage et ses découvertes culinaires. Première étape : les Salines de Maras. Pas question de suivre la voie toute tracée d’une agence de voyage, elle a elle-même préparé son circuit. Prend ton sac à dos, on pars avec elle.

Petit déjeuner de fruits

Le petit déjeuner classique servi dans les auberges de jeunesse se compose d’un jus de papaye (un savoureux mélange entre une saveur proche du kaki avec l’onctuosité de la banane), un petit pain blanc à la chair très dense qui tient au corps et le traditionnel « maté de coca », une infusion qui booste l’organisme et habitue le corps à l’altitude et des fruits pour vitaminer le tout.

La rédaction a une info stupéfiante : Les conventions internationales considèrent la feuille de coca comme une drogue alors qu’elle est utilisée de manière ancestrale par les peuples du Pérou, d’Argentine et de Bolivie. En concentrant cette plante, on en extrait la cocaïne. Les feuilles n’en contiennent que 0,01% par sachet de feuilles. Les locaux en boivent ou en mâchent pour combattre le mal des montagnes, mais la consommation n’induit ni dépendance, ni toxicité. Le maté de coca est une infusion qui produit un effet énergisant similaire au café. (Source : Wikipedia)
Bar à jus de fruits - Florence Thiry
Bar à jus de fruits – Florence Thiry

Vous pouvez aussi vous rendre dans les petits marchés locaux (véritables perles) pour déguster des jus de fruits frais préparés sur place (avec ou sans lait et dont vous pouvez vous même choisir les fruits, un vrai délice), faire le plein de fruits ou d’empanadas (petits chaussons fourrés aux légumes ou à la viande).

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Salines de Maras

L’observatoire agronomique inca de Moray et les salines de Maras, attractions incontournables de la cité des incas, peuvent se visiter en un jour en collectivos (système de covoiturage en petites camionnettes plus flexible que les bus locaux et où tout le monde se parle : j’y ai rencontré deux Bruxelloises qui faisaient le même itinéraire que moi et nous avons passé tout le reste de la journée ensemble) avec le village de Chinchero (village entièrement construit sur base des fondations incas, avec les ruines d’un temple au fond du village, qui surplombe une nature sauvage : absolument magnifique).

Salines de Maras - Florence Thiry
Salines de Maras – Florence Thiry

Le site de Moray contient un observatoire agronomique inca : par un système ingénieux de terrasses concentriques, les Incas reproduisaient des microclimats où ils cultivaient diverses plantes pour comprendre comment elles fonctionnaient pour améliorer leurs productions agricoles.

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Les plateaux concentriques de Moray – Florence Thiry

C’est un lieu vraiment impressionnant à visiter : les archéologues ont su restaurer les lieux et la précision architecturale des Incas et l’observatoire est vraiment monumental.
En plus, il pleuvait ce jour-là (seul jour de pluie de tout mon séjour au Pérou et en Bolivie!), et la brume donnait un côté enchanteur aux paysages andins d’une beauté à couper le souffle.

Aujourd’hui, les 700 à 800 familles qui possèdent les quelque 3 600 bassins sont organisées en coopérative. La production annuelle totale oscille entre 160 et 200 tonnes.

Après Moray mes amies et moi avons pris un taxi pour nous rendre à Maras ( les salines ne sont pas desservies par les collectivos et le trajet est trop long à parcourir à pied) pour découvrir les salines. Les Indiens ont commencé à extraire le sel de la vallée bien avant les Incas et ce sont les Espagnols qui ont construit les terrasses pour extraire le sel en plus grande quantité. Actuellement les salines appartiennent à des familles qui s’organisent en coopératives. C’était vraiment impressionnant, un des plus beaux moments de mon voyage !

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Les terrasses de sel sont percées à flanc de montagne avec un paysage sidérant en arrière-plan et il est possible de se promener sur les terrasses même (le site est immense) ce qui permet de tout observer  et toucher : l’eau chaude, saturée de chlorure de sodium qui s’écoule de la montagne, le processus de séchage du sel (on laisse l’eau sécher dans des bassins et puis on vient récolter le sel avec une passoire, qu’on met sécher dans de nouveaux bassins) et le goût du sel qui flotte à la surface de l’eau de certains bassins.

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Florence Thiry
Florence aime beaucoup les chatons et aussi le thé. Elle rêve de visiter le monde et a fait un premier voyage en Amérique du Sud, son diplôme de lettres en poche. Si vous ne la trouvez pas, elle se cache soit dans une expo, soit dans un théâtre. Elle a autant de culture que de bouclettes et aime surtout les bonbons à la violette.