En commençant mon article par « Qui es-tu Jack’O’Lantern » c’est obligé, je vais te parler d’Halloween, ça tombe bien c’est la saison (t’as vu comme je suis raccord hein). Beaucoup plus connu du côté US de la planète, Jack’O’Latern trouve son origine chez nous, en Irlande.

Interview

Just Good Food : Bonjour Jack’O, comment ça va ? Pas trop dépaysé à la rédaction de Just Good Food ?

Jack’O : Eh bien écoute, le café est bon, un Pumpkin Spice Latte sucré comme je l’aime, c’est le café qui se boit le plus aux USA en cette période et moi j’adore ça, ça me file le potiron dès le matin. Et ici j’ai pas eu le temps de m’ennuyer cette semaine.

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Just Good Food : Qui es-tu ? D’où viens-tu ?

Jack’O : Je suis juste une citrouille. Mais écoute bien la légende, c’est l’histoire d’un vieil Irlandais qui a défié le diable un soir de beuverie. Visiblement, en Irlande, on se paie des godets avec le Malin dans les tavernes et surtout on fait des paris. Franchement c’était un peu idiot, mais la légende dit que c’est le diable qui s’est fait avoir…

Le diable a demandé à Jack de lui donner son âme et Jack, vieux rusé, lui a dit « OK, mais d’abord paie-moi un dernier verre » et le diable s’est transformé en pièce de monnaie. Mal lui en a pris, le vieux Jack avait dans sa bourse une pièce ornée d’une croix, la kryptonite du diable, et il resta là, enfermé comme ça. On pouvait entendre les rires du vieux Jack ayant attrapé le diable à son propre jeu. Puis il lui a dit « Si tu veux sortir, laisse-moi tranquille pendant 10 ans, je te donnerai mon âme après » Le diable se laisse prendre à nouveau et accepte.

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Dix ans plus tard, le vieux Jack croise à nouveau le diable venu chercher son dû, parce que quand même, Devil Himself, on ne lui fait pas deux fois. La ruse du vieil Irlandais (« Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume », clin d’oeil) n’a pas de limite… « OK » dit-il, « mais d’abord, cueille-moi cette pomme là-haut » en montrant le pommier. Le diable s’exécute (il est un peu bébête quand même) et Jack, ni une, ni deux, grave une croix d’un coup de couteau, tel Zorro, dans le tronc de l’arbre, piégeant à nouveau le Malin, qui ne l’était plus trop, pendu à bout de bras et coincé par la croix divine (il ne lui en faut pas beaucoup quand même). « Je te ferai descendre si tu promets de ne jamais prendre mon âme ! ». Pendu à l’arbre, il est obligé d’accepter le deal, rien à faire.

Jack fini par mourir, mais ne peut ni entrer au Paradis à cause de sa vie d’ivrogne (aime ton prochain qu’ils disaient ?), Ni aller en Enfer, le diable n’en veut pas… Du coup, il récupère un morceau de charbon ardent, le place dans une betterave creusée pour en faire une lanterne, et erre jusqu’à la fin de temps sous le nom de Jack à la Lanterne, Jack’O’Lantern en Irlandais. On dit qu’il revient le soir d’Halloween.

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Just Good Food : Eh bien, j’ai mangé tous les cookies décorés et j’ai même bu ma soupe de potiron pendant cette belle histoire ! Waw, c’était bien.

Jack’O : Merci, merci ! J’ai beaucoup de succès en cette période. Comme je dirige le marché de la citrouille, je peux te dire que les chiffres de cette année c’est 650 millions de dollars juste pour les USA. Tout le monde admire une grosse citrouille orange et creuse à l’intérieur. Non, pas celle qui veut être président du Pays, le légume ! On estime que 48 % des Américains vont en creuser une ce mois-ci (elle est déjà surement prête d’ailleurs). Ça fait quand même 150 millions de citrouilles, de bougies et de « Trick or Treats » des « Bonbons ou des sorts ! »

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Just Good Food : Merci pour cette semaine de folie ! Il y’aura encore un article demain sur Halloween avant le retour à la normale. Un dernier mot ?

Jack’O : Merci de m’avoir accueilli ! J’ai passé une bonne semaine, c’était amusant. Merci à Eleonore de m’avoir invité à la rédaction. J’ai particulièrement aimé l’article de Sandra sur les empoissonnements, c’était une belle première. Vivement l’an prochain !