Voyage au Darjeeling : Expérience immersive sur la route du thé

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Déjà rien qu’avec le titre tu es en voyage. On dirait le titre d’un reportage de National Geographic. Sauf que c’est organisé en Belgique, et que tu peux y prendre part. Tu as envie de suivre la route du thé et du bouddhisme sur les pas de Alexandra David-Neel, révises ton anglais, le départ est imminent.

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L’univers du thé est un trésor incroyable pour tout qui sait le découvrir. Si tu me parles d’un sachet de grande surface, tu risques bien de froisser tous les amateurs et connaisseurs de la planète. Il existe même une sommellerie du thé, dont les expert.e.s tutoient les feuilles aussi bien que tu ne maîtrises l’art du selfie-grimace, c’est dire. S’initier au thé, le vrai, c’est comme découvrir la musique classique : On pense qu’on aime pas, tout le monde dit qu’il n’aime pas et croit la connaître, mais tout le monde se plante royalement. Et bien le thé c’est à peu près pareil. Tu me diras, à force de matraquage publicitaire, le thé le plus bu est souvent glacé et très sucré, un phénomène que l’on retrouve même au japon, les traditions se perdent.

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L’experte

NBPHOTO-D13102014-0003Mais la chance a fait que nous avons croisé la route de Carine Amery, qui fait partie de la rédaction d’ailleurs, on la consulte dans son domaine d’expertise : la boisson chaude la plus bue dans le monde après l’eau (et je ne dois pas te faire un dessin, si tu n’as pas compris tant pis). Comme pour le vin, le thé est composé de crus : Les régions, la culture, le climat, la cueillette. Pour la chine, accroche-toi : 6000 crus de thé. Combien dans ton rayon déjà ? Mais pas d’élitisme ici, la découverte se fait en douceur, sans sucre, sacrilège ! Pour apprécier toutes les notes : végétal, boisé, grillé, iodé,… et facilement : de l’eau chaude et quelques feuilles, pas besoin de système compliqué. Il n’y avait pas de machine il y’a 3000 ans…

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Au voleur !

Au Darjeeling, le thé ne pousse pas, du moins pas avant 1843. Il ne pousse à l’état naturel qu’au Yunnan et dans la vallée du Brahmapoutre (ciel, ma poutre ! en Indien, mais ma source n’est pas fiable). Robert Fortune, un botaniste Anglais, espionne alors la culture du thé et pique des plantes de thé, qu’il envoie illico en Inde, dans la plantation du Darjeeling. La récolte à la main, l’altitude, la brume de montagne et le traitement soigné en font un très bon thé.

Je boirai tout le thé si tu ne me retiens pas

Alexandra David-Neel décide un jour de partir marcher sur la route du thé suite à une rencontre à Paris et une tasse de thé. Quelle idée folle. Elle dit à son mari : « Je reviens dans 18 mois » mais passera 14 ans dans « Les Indes » comme disait l’expression de 1911. Son pèlerinage aux sources du Bouddhisme la conduira du Népal au Tibet, à l’Himalaya et en Chine. Elle croisera les routes du thé à plusieurs reprises.

« C’est là, en Chine, au temple des lamas, qu’elle trouve des érudits : ils sont tibétains et Alexandra parle leur langue. Au bout de quelques mois, elle et Yongden s’embarquent en compagnie d’un Lama excentrique et traversent avec de grandes difficultés tout le pays d’est en ouest, une Chine déchirée par les guerres civiles et la peste. Ils visitent le Gobi, la Mongolie et terminent leur course à Kum bum, un immense monastère au nord-est du Tibet. » (Site officiel)

Mondes à part

Si tu imagines un seul instant t’asseoir dans un car climatisé pour visiter les lieux touristiques, cette « agence de voyages » n’est pas pour toi. Sébastien Marcq t’invite à voyager du 09 mars 2017 au 22 mars 2017, 2 semaines sur les traces du thé et d’Alexandra, avec Carine comme guide. En immersion locale pure. Paré.e pour l’aventure ! Pour toutes les infos, c’est par ici. Places limitées à 10 personnes.

Les infos ici