Nadine au Japon avec ses petits producteurs

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Des petits producteurs français et belges s’envoleront bientôt pour le Japon avec Nadine, grâce son prêt-funding. Attends… quoi ? Un prêt-funding (désolée pour le mot barbare !) Ben c’est comme un crowdfunding, sauf qu’on te rend l’argent après.

Aller au Japon pour faire des affaires, c’est le rêve, mais c’est aussi la ruine, enfin, il faut débourser environ 10.000 € pour être aidé.e sur place par des conseillers, des experts du marché, des relations. Autant dire que si tu es une petite entreprise, c’est mort !

via GIPHY Voilà à peu près ce que tu dois faire quand t’es indépendant.e

Nadine Pecoraro, entremetteuse de saveurs

Voilà comment elle se présente, avec sa boite « La Botte Etoilée« , une entremetteuse de saveur. Dans les temps anciens, avant Tinder et les applis de rencontre, les entremetteuses facilitaient les rencontres entre les futurs amoureux, aujourd’hui, dans le monde des affaires, ces personnes aident à la mise en relation. Dans le cas de Nadine, elle provoque la rencontre entre les tables étoilées et les producteurs de haute qualité. Au final, il y’a souvent des étincelles et une belle collaboration entre un.e chef.fe et les producteurs.

Célia, experte qualité

Célia goûte les produits, teste et donne son avis. Pendant que toi tu rechignes à finir ta salade et que tu craches tes épinards, elle demande à sa maman pour tester les huiles, goûter les confitures et essayer les vinaigres. Célia a 5 ans et en sait plus que toi sur les produits locaux. Son école du goût, elle la fréquente tous les jours. Comme sa Maman est biochimiste de formation, pas question de lui donner de mauvaises choses. On ne prend pas la qualité à la légère ici.

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On a tout goûté !

Just Good Food : Comment as-tu eu l’idée de « La botte étoilée » ?
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Nadine Pecoraro : J’ai un passé familial où la gastronomie à toujours été présente, pour moi c’était une normalité. Même si ma maman travaillait beaucoup, elle à toujours pris le temps de préparer de très bons plats, qui prennent du temps. Tous les soirs je mangeais entrée, plat, fromage, dessert.

Ma grand-mère habitait le limousin, près de Sarlat, elle s’occupait de sa ferme sans rechigner, elle cultivait les céréales, s’occupait de ses vaches et qui fabriquait différents produits, les fameuses pommes de terre sarladaises et du confit de canard. J’ai aussi passé une partie de ma jeunesse en Côte d’Ivoire à Abidjan. Un pays riche en produits : légumes, pêche, les épices, les couleurs, les senteurs. J’ai baigné dans la bonne alimentation. Ma tante elle cuisinait gastronomique et tout ça était mon quotidien.

J’ai aussi eu une activité de traiteur et toutes les difficultés à trouver de bons produits. Au fur et à mesure, j’ai tissé des relations avec des petits producteurs et mon activité s’est bien développée. Ensuite ma petite fille est arrivée à l’insu de mon plein gré… Et j’ai arrêté mon activité de traiteur pour partir proposer les bons produits que j’avais découverts aux chefs.

« Les chefs me demandent de leur trouver des produits d’exception. Mais je ne les propose que s’ils sont artisanaux et de qualité. »

Just Good Food : Tu fais ça depuis longtemps ?
Nadine Pecoraro : J’ai commencé en Janvier 2014, d’abord en Belgique puis en France.

Just Good Food : Et l’idée du Projet Japon est arrivée comment ?
Nadine Pecoraro La Botte étoilée Just Good Food Magazine
Nadine Pecoraro : Beaucoup de mes contacts me disaient « Mais pourquoi est-ce que tu ne va pas au Japon. » Un jour j’ai rencontré une dame japonaise qui a travaillé à l’école des Cordons Bleus de Tokyo. Je lui ai fait goûter mes produits. Oh là là *rires* toutes ses amies étaient à fond dans l’émotion et dans le plaisir. Elle m’a fait connaître des Japonais de Lille, que j’ai rencontré. J’ai pu savoir ceux qu’ils apprécient le plus. Alors que j’avais bien tout préparé pour leur présenter ma gamme, j’ai été littéralement dévalisée. Ce jour-là, ils ont acheté presque tous les produits que j’avais dans ma camionnette.

Après ça, avec l’aide du Commerce Extérieur au Japon, j’ai pu envoyer des produits aux chefs étoilés de là-bas et leur faire goûter. Mon contact au Japon est convaincu de mon projet et le conseil régional du Nord de la France participe à un tiers du financement.

Just Good Food : Quel est le produit qui t’a le plus surpris ?
Nadine Pecoraro : Le produit qui m’a mis les fesses par terre, c’est… Ah mince, il faut que j’en dise qu’un ? … L’huile de pépin de courges finement grillée de Thierry. C’est une huile verte foncée un peu sirupeuse, presque noire. Elle s’associe avec le saumon et les poissons gras, elle va très bien avec le chocolat et le café. Une vraie claque par rapport à mes habitudes avec l’huile d’olive.

via GIPHY – Une vraie claque !

La bonne adresse

« La botte étoilée » à Denain
Rue Arthur Brunet 350 – F-59220 DENAIN (Maps)
+33 3 74 01 02 78 www.labotte-etoilee.com
(RCS Valenciennes 799 318 472)

HelloMerci, un prêt-funding

Si tu aimes ce projet, tu peux prêter un peu d’euros à Nadine pour qu’elle puisse aller manger des sushis au japon faire des affaires là-bas. Ce n’est pas un crowdfunding avec des contreparties, mais un prêt qui te sera remboursé après 6 mois. Tu trouveras tous les détails sur la page du projet.

HelloMerciNadine