La Cuisine 2.0 sur ton smartphone

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Comment est-ce que la cuisine pourrait se connecter, devenir 2.0. C’est sûr, on trouve des dizaines d’application et de sites web qui permettent de partager de la nourriture et de la cuisine. Le pionnier à certainement été Instagram.

Mais les start-ups sont nombreuses à tester des applications et des modes de partage nouveaux. Pour ma part, je n’aime pas vraiment quand l’application « Ubérise » la gastronomie ou le service traiteur, c’est-à-dire que le modèle économique se calque sur Uber (oui, la société de transport qui fait tant polémique), car ce modèle te prend pour un pigeon : il te paie des cacahuètes pour que tu effectues le travail d’une personne qui facture plus cher que toi, simplement parce qu’elle est professionnelle et toi non, et que tu n’as pas toutes les obligations légales du restaurant (ou d’un autre métier d’ailleurs)

Au final, le marché se décale, la société profite un max, et les métiers se dégradent petit à petit, au profit de l’amateur qui peut faire moins cher.

Par contre, tout n’est pas noir du côté des applications connectées, et si tu aimes partager ton dernier craquage calorique sur Insta, il existe d’autres applications Food 2.0

L’expérience belge Take-it-Easy

Ici, pas de concurrence aux restaurants, puisque le concept est justement d’apporter jusqu’à ta porte les plats de tout un tas de restaurants qui ne livrent pas à domicile. Un.e coursier.e à vélo file au restaurant, récupère ta commande et vole, tel un super-héros ou une super-héroïne au secours de ta soirée tartine-confiture-car-le-frigo-est-vide.

La presse se fait l’écho de la start-up, en testant le service, et semble plutôt convaincue de leur professionnalisme. Une belle manière de se faire livrer autre chose qu’une pizza, il n’y peut-être que le coursier qui trinque, car il est remplaçable à souhait, travaille dans des conditions précaires et doit lui-même payer son équipement et son assurance, Take-eat-Easy ne souhaitant pas avoir à reconsidérer ses coursiers comme des employés, comme l’explique un article du Vif/L’express

TakeEatEasy

http://www.takeeateasy.be/fr/

LikeLunch, ne mange pas seul.e

Manger seul.e c’est moche, mais avec LikeLunch, c’est fini. Ce n’est pas un Tinder de l’heure de midi, et c’est pas pour pécho, tkt, mais pour que des professionnel.le.s puissent profiter de la pause de midi pour se retrouver et manger ensemble tout en parlant affaires. Les entreprises peuvent même organiser des groupes privés pour favoriser ces échanges in the box. D’un coup de pouce, ton appli te dit qui est dispo dans les environs pour aller manger un bout avec toi.

LikeLunch

http://likelunch.fr/

Tender, l’application love me food

Love me Tender, c’est certainement ce que les concepteurs ont pensé quand ils ont vu un bon steak un jour, en train de griller sur un barbeuc’. Ici le concept est presque intégralement pompé sur l’application de rencontre Tinder, celle où tu zappes et tu matches avec les membres, et plus si affinités, sauf qu’au lieu de se baser sur la photo et les qualités sociales de ton.ta prétendent.e, tu regardes dans son assiette. Et si tu likes, tu finis par être mis en contact avec quelqu’un qui adooore les mêmes crasses plats que toi, te files la recette et remplis ton cookbook personnel. Une belle manière de partager la même passion de la même cuisine et d’en découvrir d’autres.

Tender

http://www.tender.li/

VizEat aime AirBnB

Sur le principe, le concept de VizEat est très humaniste : mettre en relation des personnes autour d’une table, quelque part dans le monde, sous forme d’un AirBnB culinaire, on ne se connait pas, je viens manger chez toi, on passe un bon moment et c’est très 2.0

Dans la réalité, ce n’est pas vraiment ça, même si on n’a pas testé le concept. L’hôte propose de cuisiner pour vous, avec un prix allant entre 10€ et 60€ le couvert sans garantie du résultat, avec des photos très moyennes, sans garantie d’hygiène, et la société prend un pourcentage sur la transaction. A mon sens, le principe se supplante au restaurant, oublie que Chef.fe, c’est un métier, que la restauration, c’est des règles et des contraintes.

VizEat

http://www.vizeat.com/

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Bérénice MARTIN
Au début, il y'avait l'informatique, et puis il y'a eu la photo. En associant les deux et Nathalie, elle a shooté et croqué de nombreux produits, et ça continue encore. Son super pouvoir : inventer pour rendre les photos encore plus folles et installer un Wordpress après une douche qui à donné l'idée du magazine. La technique c'est elle, et quand ça plante, c'est elle aussi.