Avant tout, est-ce que tu savais que le mot chicon est un belgicisme? On l’appelle couramment endive ou chicorée. On peut aussi invoquer un sort pour le faire apparaître cichorium intybus. Oui, mais comment ça pousse?

La culture des chicons n’est pas des plus compliquées, mais elle demande un peu de travail. Et comme tout travail de culture, ça demande de l’huile de coude.

Une petite légende pour commencer.

Il était une fois vers 1830, un paysan du côté de Schaerbeek qui ne voulait pas payer ses impôts et discrètement il descendit ses pousses dans sa cave. Et voilà notre chicon est né. Ça c’est pour la légende car pour la réalité nous allons nous tourner vers le Jardin Botanique de Bruxelles et de son jardinier en chef qui utilisa le forçage des racines de chicons à l’abri du gel et de la lumière.

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On peut les faire pousser en pleine terre ou en culture hydroponique. Je suis convaincue que les chicons cultivés en pleine terre ont plus de nuances de saveurs que les autres.

Pour la culture en pleine terre.

Les chicons se cultivent en deux étapes. La première étape qui est commune aux deux méthodes : l’obtention des racines. On sème vers mi-avril et vers novembre, on arrache les racines que l’on laisse sécher sur le sol pendant une à deux semaines. Deuxièmes étapes :  le forçage. Cette opération consiste à replanter les racines et de les faire pousser dans le noir total, un peu comme pour nos asperges. Les chicons se développent ainsi à l’abri du froid. Chut, ça pousse!

Pour la culture hydroponique.

On réalise la première étape ensuite au lieu de les planter en terre, on les dépose dans des bacs remplis d’eau. Après il y a tout un système d’irrigation, de maintien au chaud et de brassage de l’eau, mais c’est très technique. On place le tout dans de grands entrepôts à l’abri de la lumière. Cette méthode permet d’avoir des chicons toute l’année.

 

Pour conclure : je préfère les chicons cultivés en pleine terre, mais sur le marché ou au supermarché, ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Et parfois ce qui me rebute aussi c’est le prix. Que ce soit l’une ou l’autre méthode dans le chicon tout est bon !

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