Non ce n’est pas une énième tentative pour t’empêcher de manger un bon morceau de viande, ni un nouveau pop-up store publicitaire pour une marque de carottes, c’est une idée qui fait son chemin en Angleterre, pas loin de chez nous donc, le Boucher de Légumes vient d’ouvrir chez Sainsbury’s. Mais en quoi est-ce que ça consiste ?

Mise en situation

Pour bien comprendre pourquoi ce n’est pas si bête, imagine : On est vendredi soir, ta semaine a été éprouvante, mais tu n’as pas envie de kebab, pizza et autre Deliveroo, tu as envie de cuisiner quelque chose de bon, une poêlée de légumes, mieux : une bonne soupe.

Deux solutions s’offrent à toi : la boite de conserve ou les légumes frais. Tu ne veux ni l’un, ni l’autre : trop industriel pour la boite et trop long à éplucher pour les légumes frais. Et si tu allais rendre visite au boucher de légumes !

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Ce professionnel te proposer des légumes frais déjà épluchés, lavés et découpés, il t’emballe le tout : « 200 grammes d’oignon, 500 grammes de carottes, 3 poivrons en lamelles, 2 tomates en cubes s’il vous plait » : Et voilà ! Tes ingrédients sont prêts à cuisiner : sans conservateurs, frais du jour, plein de vitamines. C’est aussi simple que ça !

Les défis de ces établissements

Bien entendu, il faudra proposer au consommateur un concept qui soit viable économiquement et abordable financièrement, sans compter que si la TVA sur les légumes est de 6%, une fois transformés comme ça, les prix s’appliquent avec 21% de TVA, ce qui augmente sensiblement le prix. Mais si ce n’est pas forcément un frein majeur, le professionnel devra être irréprochable sur la qualité de ses légumes et l’hygiène, comme l’est un boucher. Il ne faut pas non plus qu’il use d’additifs et de produits de conservation pour garder l’intérêt du lieu.

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Boucher de légumes, c’est intelligent comme nom, car on saisit tout de suite la référence, mais attention à ne pas imaginer un salami de tomates, un contre-filet de carottes ou encore un rôti de pamplemousse, parce que oui, le boucher de légumes peut aussi proposer des fruits.

Avec une bonne gestion de stock pour un gaspillage minimal et une préférence pour des produits non traités, le concept pourrait séduire le consommateur urbain qui est pressé, mais qui veut manger sainement : la tendance actuelle, cuisiner soi-même OK, mais faut que ça aille vite et que ce soit facile !