Quand j’ai vu le concept de cette société, je me suis dit : Mais non ! C’est pas possible, ils sont fous. Et puis j’ai lu et écouté leurs arguments et là au fait, ce n’était pas si bête… Focus sur l’agriculture urbaine, des containers et un projet complètement sci-fi pour ne pas dire complètement fou ! Deux jeunes qui veulent cultiver en ville à l’aide de containers.

xvma11ce1a2-b0d9-11e6-b27f-7a21f37b2c6a
©Agricool Les fondateurs

4 millions d’euros pour commencer

Cette Startup, crée il y’a un peu plus d’un an par Guillaume Fourdinier et Gonzague Gru, vient de récolter une levée de fonds pour plus de 4 millions d’euros afin de développer son concept totalement révolutionnaire.

©Agricool
©Agricool

Leur idée ? Plutôt que de cultiver des variétés de fruits et légumes résistants, sélectionnés pour leur capacité à subir transports et manipulation, mais oubliant totalement le gout, les transporter sur des kilomètres et les arroser de pesticide et de produits de conservation pourquoi ne pas les faire pousser là où sont les clients ? Oh voilà la belle idée, mais quelle différence avec un champ d’un producteur local ? Eh bien, quand vous habitez en centre-ville parisien, new-yorkais ou même tokyoïte, c’est pas aussi simple. Des centaines de camions acheminent des tonnes de produits cueillis plusieurs jours auparavant : pollution, réfrigération, gaspillage, pertes, etc).

via GIPHY

Voilà pour la problématique et la solution simplissime : faire pousser en ville. Oui, mais où, si l’air y est déjà pollué, pas possible d’y mettre un jardin, et avec l’urbanisme très comprimé, pas possible d’y planter un champ non plus. Ahh au secours.

L’écologie rencontre la science-fiction

Si je devais faire pousser quelque chose sur Mars et si j’étais ingénieure à la Nasa, je pense que j’appellerais Agricool pour me parler de sa solution. Enfin, faire pousser des fraisiers dans des containers en pleine ville, c’était l’idée ! Et quelle idée. Lumière mesurée, température contrôlée, atmosphère surveillée, eau minéralisée : la culture hydroponique en milieu clos et en atmosphère contrôlée a de l’avenir. Ces deux fils d’agriculteurs ont poussé l’idée jusqu’à ne cueillir les fruits qu’à maturité, utiliser de l’énergie solaire pour faire pousser leurs plants et inventer ainsi un métier nouveau : Cultivateur urbain. Le fermier 2.0, celui qui ne monte plus sur son tracteur, mais entre dans son container.

Le bien et le mal

Stop stop stop ! Ne saute pas sur ton clavier pour envoyer des messages de rage : « De la terre, de l’engrais, on ne ment pas aux confitures ! » Si tu n’avais pas saisi la parodie à la très puante « Homophobie pour tous » pas besoin de sortir tes calicots rétrogrades. Laisse ton missel des plantes et ta Christine Boutin du tracteur dans son placard. Cette idée est une alternative à l’agriculture classique, elle ne remplacera pas la nature ni le fermier, mais apporte une solution plus logique à la culture en ville, avec moins de pesticides, moins de transport et plus de gout pour un prix identique. Elle favorise de nouveaux métiers et même si ce sont des Leds qui remplacent le soleil, rappelle-toi que ce n’est pas avec un vélo qu’on est allé sur la Lune. Et que tout le monde ne va pas sur la Lune non plus.

via GIPHY

Bonus : Compte le nombre de fois ou le nom de la société est prononcé dans cette vidéo du site « Les sourciers »